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L'Atelier de la République

L'Atelier de la République est un Think Tank indépendant, Humaniste et Progressiste qui place l'Homme au centre de ses réfléxions.

Que devenez-vous Bernard Bled ?

Bernard BLEDGrand Paris, crise économique et écologique, République et égalité, municipales 2014 à Paris, UDI, Bernard Bled, ancien proche collaborateur de Jacques Chirac et Jean Tiberi à la mairie de Paris, de Charles Pasqua dans les Hauts-de-Seine et ancien directeur général de l'EPAD, nous livre son analyse de la situation et répond à nos questions, mais "Que devenez-vous Bernard Bled?" :

 Une interview réalisée par Stéphane Gérard, Directeur général de l'Atelier de la République.

L’Atelier  de la République. - Bonjour, que devenez-vous Bernard Bled ?

Bernard Bled. -  Après quarante années au service des parisiens, j'ai dirigé le département des Hauts de Seine puis l'EPAD avant de créer ma société de conseils « B.B.C. ».

Vous connaissez bien le dossier du Grand Paris. Qu’en est-il ?

Le Grand Paris, projet initié par Nicolas Sarkozy, est une vision sans précédent destinée à faire de Paris une grande métropole à la dimension des autres villes-monde (Londres, New-York, Shangaï, Tokyo...); le processus est engagé. Tout n'est évidemment pas encore réglé, loin s'en faut. Le gouvernement a changé et beaucoup de problèmes restent à résoudre. Ne serait-ce que pour permettre au nouveau Président d'imprimer sa propre marque. La gouvernance et les financements ne sont pas encore très clairement identifiés. Mais le projet est irréversible.

Beaucoup de problèmes restent à résoudre dans l’organisation du Grand Paris mais chacun partage-t-il la même vision, le même objectif ?

Si le mouvement est lancé, il faut prendre garde à ne pas entraver la marche des choses par un excès de formalisme ou pire par trop de politiques partisanes destinées à satisfaire les intérêts particuliers au détriment de l'intérêt général. Le Grand Paris est un projet d'intérêt national bien au-delà des querelles de clochers. Rien ne se fera sans un Etat fort, certes attentif aux légitimes préoccupations des élus et de leurs administrés, mais déterminé à aboutir pour le plus grand bien commun, coûte que coûte.

Vous vous êtes vu confier  par Jean-Louis Borloo, à l’époque ministre de l'Écologie, de l'énergie, du développement durable, une mission sur l'impact de la crise.  A quels défis sommes-nous confrontés ?

Le rapport remis au gouvernement en 2009 a fait clairement apparaître  que la crise écologique et économique avaient les mêmes racines. Le consumérisme né de la révolution industrielle de la fin du 19 ième siècle a atteint au début du 21 ième siècle ses limites et les a même dépassées. Nous n'assistons pas à la fin du monde mais à la fin d'un monde. Nous ne subissons pas une crise passagère mais nous vivons un bouleversement mondial, une mutation, une révolution qui imposent des nouvelles règles et de nouveaux équilibres. Voilà le défi auquel nous sommes aujourd'hui confrontés.

Vous avez travaillé avec Jacques Chirac, Jean Tiberi et Charles Pasqua, qu’est-ce qui vous guide Bernard Bled ?

J'ai toujours privilégié les hommes aux doctrines politiques. D'ailleurs l'Histoire nous montre que les dogmes ne résistent pas au temps et à l'évolution des sociétés. Construits sur l'idée altruiste de l'amélioration de la condition humaine, ils meurent de leurs excès et de leurs dérives. Je suis attaché à deux concepts : la République et la démocratie seules garanties de l'égalité, de la liberté et de la justice. C'est donc tout naturellement que j'ai choisi de suivre et de servir des hommes qui incarnaient ces principes fondamentaux. J'ai adhéré au Parti Radical en 1971 dans la sillage de J.J.S.S. Je suis aujourd'hui engagé avec Jean-Louis Borloo dans la création de l'U.D.I.

 

 

Où se situe pour vous l’UDI sur l’échiquier politique ?

Dans notre Pays, et depuis longtemps, il existe deux gauches et deux droites. La reconquête pour l'opposition passe nécessairement par un rééquilibrage de ces forces entre centristes, libéraux et conservateurs. Le regroupement des centres est un préalable indispensable. Jean-Louis Borloo a su l'engager. Je le soutiens et m'investis dans cette entreprise. Mais le chemin est encore long...

Les municipales se préparent à Paris. La droite est-elle réellement capable de regagner Paris ?

Bertrand Delanöe n'a pas gagné Paris. C'est la droite qui lui a donné. Par l'accumulation de ses fautes stratégiques, par l'aveuglement de ses dirigeants, par l'aberration de ses choix, elle a dilapidé l'héritage et offert la Capitale à la coalition hétéroclite qui la dirige depuis 12 ans. Saura-t-on (et a-t-on su) méditer sur ce désastre annoncé et en tirer des leçons pour l'avenir? Sans surprise, la gauche a gouverné selon ses méthodes traditionnelles: beaucoup de mesures démagogiques, beaucoup de décisions partisanes, beaucoup d'endettement, beaucoup d'esbroufe...Sans avoir l'air d'y toucher, Bertrand Delanöe a su tisser méthodiquement un nouveau Paris, sociologiquement différent, boboifié, habilement travaillé en profondeur par une communication très orientée. Avec un certain talent il a su endormir les parisiens. Paris est devenu une ville négligée dans son apparence, malpropre et malfamée, qui s'éloigne chaque jour un peu plus de l'image d'une grande capitale qui se devrait d'être bien tenue, accueillante et ouverte vers l'extérieur, soucieuse de son prestige mais aussi attentive aux préoccupations de ses habitants dans leur vie quotidienne (emploi, logement, transport, environnement et cadre de vie).

Quels jugements portez-vous sur les douze années de  mandat Delanoë et de ses équipes ?  

Le pouvoir use. Les socialistes et leurs alliés n'échappent pas à la rigueur du temps qui passe. La municipalité semble totalement dépourvue d'idées novatrices et incapable de faire jouer à Paris le rôle qui doit être le sien dans les grands défis de demain. Que restera-t-il de ces deux mandats ? Les nuits blanches, Paris-plage, les voies sur berge rendues aux parisiens (du moins à ceux qui ne sont pas en voiture!), une candidature aux jeux olympiques manquée, quelques réalisations  ici ou là sans projet cohérent, l'absence criante d'un grand dessein. Et pourtant le monde change, le Grand Paris est en route mais hélas sans Paris, frappé d'impuissance, comme désintéressé des grandes transformations qui l'entourent. C'est parce que les parisiens le sentent et le ressentent qu'ils pourraient bien souhaiter eux aussi s'inscrire, et leur ville avec eux, dans ces grands changements. Mais avec qui? Avec celle ou celui qui saura incarner ce renouveau et qui aura l'envie, le désir, l'ambition de réveiller Paris. Mais si Bertrand Delanöe et son équipe sont usés, l'opposition parisienne l'est aussi. Deux lourdes défaites municipales, une érosion de son électorat, un manque de pugnacité, une absence de vraies propositions alternatives, un personnel politique peu renouvelé, sans chef charismatique, sans audace, sans dynamisme, bref en un mot elle est peu attractive, peu crédible pour des parisiens prêts pourtant à soutenir et à s'enflammer pour une nouvelle équipe qui saurait les faire rêver. C'est peut-être la chance de l'U.D.I., nouvelle offre politique, qui pourrait devenir l'épice qui manque au plat. Jean-louis Borloo reste, comme il l'aurait été en 2008, le meilleur candidat ayant  une grosse chance de gagner. En son absence, il faudrait engager sans attendre une large concertation dans chaque arrondissement avec l'UMP pour constituer une « dream team » composée de nouveaux visages sachant incarner un véritable renouveau dans la sillage d'un maire-candidat soutenu par l'ensemble des forces de droite et du centre. Si possible dans l'union enfin! Vaste programme disait le Général de Gaulle...

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Portrait

AJAlain Juillet,
Président du Comité d'Orientation de l'Atelier de la République

 

Président du Forum International des Technologies de Sécurité (FITS), ancien capitaine d’Industrie, il fut le directeur du renseignement de la DGSE entre 2002 et 2003, puis en charge de la cellule Intelligence Economique à Matignon jusqu’en 2009. Il préside le Comité d’Orientation de l’Atelier de la République assure la Vice-présidence de la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale.


 

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