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L'Atelier de la République

L'Atelier de la République est un Think Tank indépendant, Humaniste et Progressiste qui place l'Homme au centre de ses réfléxions.

La citoyenneté au défi des populismes européens

GLBEn 2000, les conservateurs autrichiens de l’OVP de Wolfgang Schüssel font alliance avec le parti populiste d’extrême-droite FPÖ de Jorg Haider qui entre ainsi au gouvernement. Une résolution du Parlement européen adoptée à une très large majorité, 406 voix contre 53 et 60 abstentions, demande au chancelier Wolfgang Schüssel de « veiller au respect de l’esprit et de la lettre des principes fondamentaux de l’Union Européenne »1. La présidence de l’Union Européenne, assurée par le Portugal, décrète « un gouvernement incluant l’extrême-droite s’expose à des sanctions de la part des autres États que compte l’Union Européenne ». La présidence française précise que « cette idéologie est à l'opposé des valeurs d'humanisme et de respect de la dignité humaine qui fondent l'Union européenne ». L’ensemble du monde politique européen parle d’une seule voix en dénonçant une telle alliance.

Un peu plus de dix ans après, les temps ont bien changé. En Allemagne, en Autriche, en Belgique, en Bulgarie, au Danemark, en Espagne, en Finlande, en France, en Grèce, en Hongrie, en Italie, en Lituanie, aux Pays-Bas, en Pologne, au Royaume-Uni, en Slovaquie, en Suède, les populismes se sont banalisés. Ils pèsent de plus en plus fortement dans la vie publique. Les extrémismes politiques participent à plusieurs gouvernements. 

Le populisme dont se nourrissent les extrémismes ne trouve pas ces racines uniquement dans la crise économique. Il est l'expression d'un mouvement identitaire de réaction au processus d'ouverture des frontières, qui interroge les souverainetés et les identités nationales. Les populismes s'opposent aux ambitions d'Europe politique qui apporterait la lisibilité dont les citoyens ont besoin. L'inquiétude réelle ou fantasmée est provoquée par la diversité et l'obligation de faire avec d'autres, ce que l'on faisait seul auparavant. L'Union européenne est stigmatisée.

Pourtant, les européens ne peuvent faire l'impasse d'un débat sur le « faire société » pour montrer la singularité du projet européen et pour contredire ceux qui l'accuse d'uniformiser les cultures et les identités. Ce débat doit déboucher, au delà des textes, sur la  mise en oeuvre d'une citoyenneté européenne.

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Portrait

AJAlain Juillet,
Président du Comité d'Orientation de l'Atelier de la République

 

Président du Forum International des Technologies de Sécurité (FITS), ancien capitaine d’Industrie, il fut le directeur du renseignement de la DGSE entre 2002 et 2003, puis en charge de la cellule Intelligence Economique à Matignon jusqu’en 2009. Il préside le Comité d’Orientation de l’Atelier de la République assure la Vice-présidence de la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale.


 

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