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L'Atelier de la République

L'Atelier de la République est un Think Tank indépendant, Humaniste et Progressiste qui place l'Homme au centre de ses réfléxions.

Avec les révolutions arabes, Israël se retrouve pour la première fois spectateur d’un conflit.

Emmanuel-DupuyLa première visite du président américain au Proche-Orient a été l’occasion d’aborder de nombreux sujets : colonies, processus de paix, nucléaire iranien mais aussi la crise syrienne. Dans cet article d'Opinion Internationale,  Emmanuel Dupuy, professeur de géopolitique, Président de l’Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE), Coordinateur du Groupe Défense et Membre du Comité d'Orientation de l'Atelier de la République, analyse les différents enjeux géopolitiques qui agitent la Région.

Barack Obama effectue sa première visite en Israël depuis son élection en 2009. Comment analysez-vous ses relations avec Benyamin Netanyahou et Mahmoud Abbas aujourd’hui ?

Au-delà du premier voyage de son second mandat en Israël et dans les territoires Palestiniens, il s’agissait de son deuxième voyage en cinq ans dans la Région depuis qu’il a été élu Président. Pour ce qui est de Netanyahou, il semblait affaibli politiquement mais le résultat des dernières élections le remet au centre du jeu. Son nouveau gouvernement est beaucoup plus en phase avec l’administration Obama car les extrémistes y sont moins influents et les laïcs plus influents, à l’image du nouveau parti au centre de l’échiquier politique Yesh Atid de Yaïr Lapid. En revanche, il existe toujours de profondes divergences en particulier sur les dossiers iraniens et syriens.

Mahmoud Abbas lui est affaibli car la « rue palestinienne » ne le suit plus sur sa gestion du dossier israélo-palestinien. On lui reproche, notamment, de ne pas avoir su faire fructifier la reconnaissance à l’ONU de l’Etat palestinien. Son autorité se limite à la Cisjordanie, le Hamas ayant renforcé son influence et assis son pouvoir à Gaza.

On a pu constater plusieurs sujets de divergence entre Américains et Israéliens sur la Syrie, les colonies ou encore le nucléaire iranien. Malgré cela, le climat est nettement moins tendu qu’il y a quelques mois. Comment l’expliquez-vous ?

En premier lieu, il faut indiquer qu’il y a eu – depuis que Benyamin Netanyahou avait brandi la menace imminente de l’aboutissement du programme nucléaire iranien en septembre dernier – un certain nombre d’opérations clandestines qui ont été menées pour annihiler la menace iranienne. Les Israéliens ont dirigé des attaques ciblées vers des ingénieurs et scientifiques soupçonnés d’être engagé dans le programme nucléaire et lancé des cyber-attaques sur des sites d’enrichissement d’uranium qui ont -semble-t-il – ralenti le programme nucléaire iranien, à défaut de l’avoir stoppé. La menace devenant moins imminente, cela prive du coup Israël de ce discours va-t’en guerre. Il faut ajouter à cela le poids des sanctions économiques qui sont d’une efficacité redoutable (dévaluation du Rial iranien de 70% de sa valeur) car elles aboutissent à distendre le lien entre la population iranienne et ses dirigeants. Enfin, la dernière raison tient au fait que les Américains ont accepté que les Israéliens se dotent d’un bouclier antimissile : le « Dôme d’acier » pour assurer leur défense sur leur territoire. Les Etats-Unis ont ainsi financé le déploiement des batteries de missiles « Arrow». Ces derniers sont capables d’intercepter des engins d’une portée de plus d’un millier de kilomètres, dont dispose notamment l’Iran. Ils ont également fourni des missiles « Patriot » à la Turquie, dans le cadre du programme de défense antimissile balistique (DAMB) pour bien montrer qu’Israël n’était pas isolé dans la Région mais qu’elle pouvait compter sur des alliés, membres de l’OTAN dans la Région, pour faire face à l’Iran, toujours aussi menaçante à ses yeux.

Ce qui est ressorti d’ailleurs de la visite d’Obama, c’est la reconnaissance du droit d’Israël à se défendre et le fait que Netanyahou reconnaisse que la menace iranienne n’était plus aussi imminente.

C’est exact. Il faut rappeler que des divergences fortes au sein de l’état-major israélien sont apparues ces derniers mois sur la réalité de la menace et sur les moyens de la juguler. On a vu que les réponses non militaires, clandestines, ont été efficaces ; si bien qu’aujourd’hui l’attention est plutôt rivée sur la Syrie et le fait que les Israéliens brandissent la menace de l’utilisation d’armes chimiques par le régime de Bachar El-Assad, en Syrie n’est pas anodin. D’ailleurs, les Forces armées israéliennes qui craignent devoir être mobilisées sur deux fronts (Sud-Liban et Plateau du Golan, frontalier avec la Syrie) ont renforcées leur présence aux deux frontières.

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Portrait

AJAlain Juillet,
Président du Comité d'Orientation de l'Atelier de la République

 

Président du Forum International des Technologies de Sécurité (FITS), ancien capitaine d’Industrie, il fut le directeur du renseignement de la DGSE entre 2002 et 2003, puis en charge de la cellule Intelligence Economique à Matignon jusqu’en 2009. Il préside le Comité d’Orientation de l’Atelier de la République assure la Vice-présidence de la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale.


 

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